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OU DES PROVINCES UNIES, Liv. XXXIII. Sacr. I. aa$

„ Rhin, dkPline, efl: l'ifle tres noble des Bataves. " Mais tous varient fur 1 Pétendue & les limites; ce qui a donné lieu a de longues & pénibles diflèr- I jations, qui ont jetté peu de jour fur ces macieres. II efl: trés diflicile de L concilier les defcriptions qu'on en trouve dans les auteurs de 1'antiquité , & t plus diflicile encore de les appliquer aux lieux aétuellement exiftans. Les changemens fucceflifs des lits du Rhin, du Vahal ék de la Meufe; les débouqueraens & les atterriffemens ont occafionné cette difficulté. Au tems " de Tacite, l'ifle avoit éprouvé bien des changemens depuis Céfar. Aux lits naturels, les Romains en avoient ajouté d'arciticiels; tels étoient le canal de Drufus, la coupure faite par Civilis a la digue que ce même Drufus avoit élevée pour mettre a couvert la rive gauche de fon canal; telle eft la foffe de Corbulon. (i) Tout ce qu'on peut conclure de ces divers paflages, eft que le Rhin formoit quatre lits; que la pointe de Lobeck le divifoit en deux 1 bras, dont le gauche étoit le Vahal, tandis que le droit confervoit fon nom, & paflbit a Batavodurum, oü il fe féparoit encore & formoit deux bras, dont 1'un étoit le Leek; 1'autre conlêrvant toujours le nom de Rhin, defcendoit a Utrecht ék fe divifoit encore en deux parties, donc la plus confidérable pafibit a Leyde. C'eft celle qui fe perd aujourd'hui dans les fables. A ces quatre lits, Drufus chargé de la guerre Germanique, en ajouta un cin- l quieme, en creufant un canal de communication avec PYfleL II éleva une digue qui commencoit a Batavodurum, pour couvrir la rive gauche,. qui fe trouvant plus bafie que la droite, occaflonnoit des débordemens du cóté des Gaules. Ces travaux interrompus par la mort de ce Prince , furent repris fous PEmpire de Néron, par Paulinus Pompéius, qui continuant les levées jufques a Catwyck, mit le cöté des Gaules a couvert des inondations. (2).

Le Leek, qui fort du Rhin prés de Cuilembourg, ék fe rend dans Ia Meufe prés de fon embouchure, eft encore un ouvrage des Romains. Claudius Civilis, après la viétoire que Vefpafien remporta fur Vitellius, ayant été battu par Cerialis, que Vefpafien avoit envoyé dans les Gaules, fe réfugia dans l'ifle des Bataves : pour arrêter le vainqueur, il fit percer une digue , ék les eaux du Rhin formerent le Leek, qui coupe l'ifle par le milieu. (3) On croit que ce canal avoit été creufé par Corbulon ck que Civilis ne fit que le déboucher. (4) Le petit Yflèl eft tout moderne, ék ne C remonte qu'au milieu du XIIK fiecle: il fe forma des faignées du Rhin ék des canaux, que creuferent les habitans d'Utrecht, effrayés de la fréquence des inondations. Cecce même crainte a fait en divers tems ouvrir tant de canaux, que le Rhin épuifé devint un foible ruiflèau, qui fe perd dans les fables amoncelés a fon embouchure.

L'ifle que forme le Rhin en approchant de la mer, eft Pancienne ifle des Bataves. Elle comprenoit la Veluwe, l'ifle de Bommel, le pays d'Utrecht, R une partie de la Gueldre ék la Hollande, jufques a Leyde. Son terrain étoit, i comme aujourd'hui, bas, marécageux ék prefque toujours inondé. (5} Les^

(O Tacit- An* L. XI. c. 20: O) Pont. Heuter. CIuv. veter. Gal!, defcript. L. r. (3) Tacit. hift. Lib. V. c. 19- (4) Hift. Générale des Prov. Unies T. L Tack. kift.. L„V. c. iSy 20. (5) Pont. Heut. vet. Gall. defcript.

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