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De la sagesse, trois livres.

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Avis contre les maux publics. I'rovidence, defti «ée.

2.38 DE LA S A G E S S E,

divers fens tk plus tk moins griefs , pefans & dangereux que les privés qui ont cauTe connueji Ils le font plus, car ils viennent k la foule li affailliffent plus impétueufement avec plus dl bruit, de tempête tk de furie ; ont plus grandij fuite tk trainée; font p'us éclatans , produifenaj plus de défordre & confufion. Ils le font moins| car la généralité tk communauté femble rendre ? chacun fon mal moindre. C'eft efpece de foula; de n'être feul en peine; l'on penfe que c'eft plutöi malheur commun , ou le cours du monde, tk la caufe eneft naturelle, qu'affliction perfonnelle Et de fait ceux que 1'homme nous fait piquenl plus fort, navrent au vif & nous alterent beaucoup. Toutes les deux fortes ont leurs remedes & confolations.

Contre les maux publics il faut confidérer de qui tk par qui ils font envoyés, tk regarder a leur caufe. C'eft Dieu , fa providence, de laquelle vient tk dépend une néceffité abfoiue qui gouverne & méprife tout, a laquelle tout eft fujet. Ce ne font pas, a vrai dire, deux loix diftincTes en effence, que la providence & la deftinée ou néceflité, providentia & neceffitas, ne font qu'une. La diverfité eft feulement en la confidération tk raifon différente. Or, gronder & fe tourmenter au contraire, c'eft premiérement impieté telle qu'elle ne fe trouve point ailleurs ; car toutes chofes obéiffent doucement, 1'homme feul fait