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des Adolescentes» 27

mandai compte du plaifir que j'avois goüté. II étoit grand è la vérité; mais il n'étoit pas comparable a celui que j'avois efpéré. Ce mécompte produific Ie dégout, & ce dégout me laiïTa siTez d© fang froid pour examiner la pièce & ea remarquer les défauts. II y en avoit beaucoup, enforte que je murmurai contre* 1'auteur, les sdteurs, le décorateur & le tailleur; aucun n'avoit, ce me fembloit, atteiDt la perfeöion oh il pouvoit aller pour rendre Ie fpeétacle accompli.

La petite pièce amena d'autres désagrémens. C'étoit une pantomime fort jolie a la vérité, mais dont le fujet, S ce qu'on en pouvoit juger par les geiles des acleurs, étoit fort malhonnête. J'au-j rois pourtant voulu y donner toute mom attention; mais comme elle faifoit naitre chez moi quantité de mauvaifes penfées, & que je ne voulois pas me damner en m'y arrêtant, je n'étois occupé qu'è les rejetter; enforte que je ne vis pas la moitié de cette pantomime, oü ma confcience me forcoit de fermer les yeux è tout moment. Ellefinit, & je regagnai triftement mon auberge. II m'étoit arrivé mille fois de me trouver feu! fans ennuï; mais au fortir de cette cohue ma ehambre me parut un vraj défert que je B 2 troK«

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