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Oeuvres.

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118 L'Antiquité dévo'rfée

étoient aussi dans 1'usage de demeuter dans 1'oisiveté les cinq derniers jours de 1'année; tout ouvrage public et particulier cessoit; les temples mêmes étoient fermés, et tout le monde se divertissoit dans la vue de se dédommaget des peines de 1'année qui alloit suivre (i). A la Chine on fait cies sacrifïces aux deux solstices : ces sacrifices ont été, dit-on, fondés par Fohi. Pendant ces fêtes le commerce cesse , les tribunaux sont fermés, et personne-n'ose voyager.

C'esr a ces mêmes idéés que 1'on doit rapporter tous les auttes usages relatifs aux saturnales, que d'autres peuples pratiquoient a la fin des années sabatiques, que nous pourrions nommer saturniennes , puisque , comme on a vu, le Saturne hébreu se nommoit Sabbathi, et puisque les usages des Juifs qui sont relatifs aux fins des pétiodes, étoient aussi relatifs aux fêtes de ce dieu chronique. C'est ce triste point de vue qui avoit rendu les anciennes fêtes de ce dieu , si cruelles et si sanguinaires. Les malheurs que présageoit la fin de tous les périodes, avoient conduit les hommes a ensanglanter ces fêtes redoutables par des victimes humaines. C'étoit le tems des grandes expiations et des grands sacrifices , paree que , selon 1'idée des peuples, i étoit le tems oü le monde étoit ménacé des plus grands dangers; c'étoit le tems oü le dieu des vengeances étoit délié. Tel étoit sans doute le fondement de 1'usage oü étoient les Pvomains de délier la statue de Saturne aux sarurnales, tandis qu'on la tenoit liée pendant le reste de 1'année. Enfin tout annonce dans ces fêtes un dieu terrible, dont la crainte portoit les hommes a lui faire les sacrifices les plus cruels pour appaiser sa fureur (2).

(1) Ia cnnrruêre du Mexi'que , liv. I , ehap. 17.

(0 Macrobii Saturn. lib. I, cap. 8, Nous avons fait remarquer,