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DE BeaüCHÊNE. Liv. I. 2$

qui je continuai jufqua la nuit a chaiTer le mauvais air. Le lendemain matin, m'étant reffou» venu que je n'avois pas fait ce que fouhaitoit rofficier, je me difpofois a retourner chez lui, lorfqu'un foldat vint m'annoncer qu'on 1'avoit trouvé , ainfi que fes deux domeftiques, morts dans leurs lits, & tous trois du même poifon , fuivant le rapport du chirurgien. Je ne doutaï point que ce funefte accident ne fut 1'ouvrage de la bouteille de réconciliation; & après avoir conté a M. le Gendre ce quis'étoit paffé le jour précédent entre l'officier & moi, nous fimes la-deflus mille raifonnemens, fans pouvoir comprendre comment cela s'étoit pu faire, & fans ofer décider fi le défunt étoit innocent ou coupable. Quoi qu'il en foit, je remerciai dieu de ne m'avoir pas donné de ces tempéramens pofés & flegmatiques , qui fongent a tout, & n'oublient pas Ie moindre article des commiffions dont ils font chargés.

Ce trifte événement, quoique M. le Gendre n'eüt rien a fe reprocher , ne laifTa pas de le mettre dans Ia néceffité d'ailer a Québec. II me propofa de faire avec lui ce petit voyage, & j'acceptai volontiers Ia propofition. En paffant par Montréal, je voulus par curiofité voir mes. parens fans me faire reconnoïtre. Je nvimaginois q,ue c'étoit une chofe aiféej je me trompois ;

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