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de Beauchêne. Lh. 11L 237 fheure des fpectacles. Alors j'alois a la comédie ou a 1'opéra, dans 1 'efpérance d'y rencontrer la perfonne que je cherchois, comme fï j'euffe dü la reconnoitre , quoique je ne 1'euffie vue que mafquée; j'examinois toutes les dames qui paroient les premières loges, & il me fembloit quelquefois que parmi des marquifes & des ducheffes , je démélois la nymphe qui me tenoit au cceur. J'efpérois du moins qu'en m'étalant fur le théatre, je me ferois remarquer d'elle , & Fobhgerois a me tirer d'inquiétude. Néanmoins, malgré la bonne opinion que j'avois de mon me'rite , je ne laiffois pas de penfer auffi que mon amazone, bien différente de celle d'Alexandre , pouvoit n'avoir eu envie que de fe moquer de 1'Efpagnol en le faifant foupirer a la mode de fon pays.

J'étois depuis fix jours dans cet état violent, lorfqu'une bonne femme , auffi matinale, mais moins belle que I'aurore, me fit éveillcr pour me dire de la fuivre oü elle avoit ordre de me conduire. Je devinai bien de quoi il s'agiffoit. Je priai la vieille de me donner le temps de m'habiller ; & quand cela fut fait, nous voila tous deux dans la rue. Je voulus lui faire quelques queftions fur fa maïtreffe : Ne me parlez point, monfieur, me dit - elle , & fouffrez que |e marche devant vous. J'obéis, de peur de

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