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220 VJE DU ItARON

Qu'on juge a quoi je devois m'attendre dtnj un pays, oü les hommes de mon efpêce font vilipendés & ne font ni connus ni entendus!

Cependant, mes foixante-trois procés furent terminés en moins de trois ans; ce qu'un autre que moi n'auroit pu faire a Vienne, dans 1'efpace de cinquante-ans; mais par quel fecret j'en vins è bout, c'eft ce que ces feuilles ne doivent pas révéler.

II fuffira de dire que j'appris a connoitre les hommes & furtout les juges, & je fouhaiterois que tout homme, pour fon intérêt, les conntit auffi bien que je les connois.

Le valet de chambre du préfident m'ouvroit

en fa qualité de rapporteur, qu'il falloit au préalable faire traduire en bon allcmand par 1'univerfité de Vienne les mémoires 6c écrits que j'avois fournis, afin qu'on'püc les lire & les comprendre au confeil; & cliarger en même tems d'office le père Parhammer de m'apprendre Ie ftyie de la rbancellerie & de la cour, auffi bien que fes principes de la feule bonne religion; finon qu'il hii feroit permis ri'abfoudre de tous péchés üidiffin(fteiriem mes receveurs & mes juges a 1'article de la mort.

La demande du fuppliant ne peut être accordée. C'étoit alors, & c'eft encore aujourd'bui le ftyle ordinaire de la cbancellerie dans tous les cas oü il s'agifibit de mes droits; cela n'eft pas plus furprenant que d'cntendre les députés des cercles enjoindre férieufemenf, fous peine de fix rixdales d'amende, aux membres des états du pays, d'être bons & loyaux citoyen».

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