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La vie de Frédéric, baron de Trenck.

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DE TRENCK. 220

honneur par ce moyen a mes lettres de change : ainfi finit mon commerce de vins. (i)

Tels font donc les procédés des juges Anglois! j'avois pourtant des amis a Londres & en grand nombre.

Ce feroit une entreprife trop longue que de raconter toute l'hiftoire de mon voyage a Londres; je me bo^erai fimplement a rapporter encore une petite anecdote.

Un faifeur de violons, Allemand, étoit fur le point de quitter Londres; il avoit fur une table dans fa chambre une caffetière d'argent, qu'il vouloit rapporter a fa femme. On frappe a fa porte, il voit entrer deux Juifs; 1'un d'cux 1'amufe en lui parlant de violons qu'il vouloit acheter, tandis que 1'autre efcamote la caffetière & difparoit. L'Allemand en fe retournant s'appercoit que fa caffetière a difparu. L'autre Juif lui dit: „ Mon ami, fovez tranquille, „ vous n'avez qüa me fuivre, & mon camarade

Cl) Au mois de Novemhre je renvoyai mon beaufrère a Londres pour y pourt'uivre ce procés; mais les Schwindlers avoient déja difparu; 1'avocat demanda cent g.inées d'avance pour entreprendrt le procés. En un mot, mon beau-frère fe vit obligé de repatfer la mer les mains vides, & après avoir encore- dép^nfé 70 liv. fterling pour les frais de fon voyage. Stert Sc Pla.^kett, qui s'étoient rendus caution , retinrent tout mon vin, me firent des comptes exorbitans, & tout fut perdu fans retour.

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