is toegevoegd aan uw favorieten.

Précis de l'histoire philosophique & politique [...] du commerce des Europiens dans les deux Indes.

Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

226 PRÉCIS be l'HISTOIRE

bénéficas de leur état. II y a quelques afyles pour dc vicülcs filles a Bahia & a Rio-Jauciro: mais jamais il ne fut permis, dans le Bréfil, de tonder aucun couvent pour des religieufes. Les moines y ont trouvé plus de facilité. Quoique le tribunal de Pinquifition ne foit pas établi dans ce pays , fes cccléfiaftiques ne hilfent pas d'étre imbus de fes principes fanguinaires. Les negres y font affex bien traités; lurfqu'ils funt laborieux, ils fe peuvent achetcr la liberté, au bout de quelques années.

Le fort des Indiens n'y étoit pas d'abord fi heureux ; des ordres re'itérés, qu'on eut Fadrefle d'éluder de temps en temps, firent ceffcr cette tyrannie; mais ce ne fut que, depuis 1755, que tous les Bréfiliens furent récllement libres. C'eft 1'époque, a laquelle on les déclara citoyens. Cependant, fi ce fage changement n'a pas été couronné de fuites auiii avantageufes "qu'on étoit en droit de s'en promettre, c'eft qu'on a négligé d'échirer les Indiens, & dc leur faire vainere 1'habitude de la parefie.

Le gouvernement de Para, oü il y a la ville de Bclem, compte quatre mille cent vingt-huit blancs; neuf.miile neuf cents dix - neuf noirs efclaves ou mulatres libres; & trente - quatre mille huit cents quarante-quatre Indiens. Celui de Maragnin contient buit mille neuf cents quatre-vingt-treize blancs; dix-fept mille huit cents quarante - quatre noirs ou mnlitres libres & efclaves; trente - huit mille neuf cents trente-fept Indiens, épars ou réunis dans dix bourgades. Ces deux gouvernements languiffent; ce-