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Les veillées du chateau, ou Cours de morale a l'usage des enfans.

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du Chateau. 225 & fi l'expérience ne m'eüt appris qu'il en exifte, j'avoue que ma raifon ne pourroit le concevoir. Les hommes, uniquement occupés des moyens d'accroftrc leur fortune, regardent comme des préjugés tout ce qui tient ft ia délicateffe. Quand on ne fon ge qu'a gagner de Vargent, il eft bien difficile de conferver des fentiments nobles. La probité de ces gens Ia fe réduit ftriftement ft ne point voler; & cette efpece de probité n'a jamais produit une réputation defirable. Voila ce qu'on penfe en général (mais en admettant beaucoup d'exceptions) d'une certaine claffe de citoyens, qu'on appelle communément gens a argent, qui, par des moyens très-légitimes & des combinaifons , qui fouvent fuppofent beaucoup de génie, trouvent le fecret de s'enrichir rapidcment. Si, tel eft le préjugé établi contre la claffe dont nous parions, que doit-on penfer des jotieufs ? Que doit-on penfer d'un homme qui conftamment trouve fon bonheur dans 1'infortune des autres, & ne peut être heureux que par le malheur d'autrui ? Cet homme qui fe confacre au métier le plus ennuy ux, Ie plus pénible, uniquement par cupidité, prouve aifez qu'il n'eft point de facrifice dont ne le rende capable Ie defir ou 1'efpoir de gagner de 1'argent; & qui fait tout pour un fi bas intérêt, ne feroir rien nour la gloire.,. — Réellement, Sinclair, interrompis-je, je vous confeille a mon tour de ne pas afficher cette intolérance contre les K v