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de M. d'Arbentieres." 239

partagent leur vie entre le jeu, les femmes & la difïipation. Libre des préjugés d'une éducation populaire , vous devez prétendre , Placidie, a quelque chofe de plus. Le prince de * * eft le feul digne de vous ; & dès que j'aurai terminé quelques affaires effentielles qui me retiennent ici malgré moi , je veux vous conduire a fa cour. Cependant, comme vous aurez a vivre & a vous accommoder aux coutumes & aux mceurs d'un pays que vous ne connoiffez pas, j'ai jugé a propos de vous laiffer par écrit ce que je penfe la-deffus. Imaginez-vous donc que, fortis de Franc e 1'un & 1'autre , fous quelque prétexte fpécieux, j'aurai trouvé le moyen de me préfenter au prince de * *, & de vous y préfenter vous-même; qu'après lui avoir demande fa proteéhon, & pour vous & pour moi, nous nous établiffons dans fes états, & que le prince , frappé de votre vue, comme il le fera indubitnblement, fentira naitre dans fon cceur les premières impreffions d'une tendre furprife , faura vous diftinguer dans tous les endroits oü il fera , & oü j'aurai foin de vous faire trouver adroitement; qu'enfin vous lui aurez plu. Alors je folliciterai de 1'emploi dans fes troupes. II ne manquera pas de me demander ce que vous deviendrez pendant mon abfence: je lui répondrai que je me difpofe a vous mettre dans un couvent, & que fi je 1'avois ofé, je 1'aurois prié de vous mettre auprès de la prin-

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