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Suppléments a l'Histoire philosophique et politique des établissements & du commerce des Européens dans les deux Indes.

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432 SU, PPLÉMENTS

Le célebre Boyle difoit qu'il étoit bon, &c.

Page 102, après ces mots, peuples civilifés, lifez : Ce peuple, réputé fi fier, fi humain, fi fage, réfléchit-il a ce qu'il faifoic ? II réduifoit les conventions les plus facrées des nations entre elles aux leurres d'une perfidie politique ; il les affranchit du lieu commun, en foulant aux pieds la chimère du droit des gens. Vit-il qu'il n'y avoit plus qu'un état, celui de la guerre ; que la paix n'étoit qu'un temps d'allarmes; qu'il ne régnoit plus fur le globe qu'une faufiè & trompeufe fécurité; que les Souverains devenoient autant de loups, prêts a s'entre-dévorer; que 1'empire de la difcorde s'établiflbit fans limites; que les plus cruelles & les plus juftes repréfailles étoient autorifées, & qu'il n'étoit plus permis de dépofer les armes? alors il y eut un femi-Thémiftocle dans le Miniftere; mais il n'y eut pas un Ariftide dans toute la Grande - Bretagne , puifque loin' de s'écrier a 1'exemple de ces Athéniens qui n'étoient pas les hommes les plus fcrupuleux d'entre les Grecs: La chofe eft utile, mais elle n'eft pas honnête, qu'on ne nous en parle pas, les Anglois fe féliciterent d'une infamie contre laquelle toutes les voix de 1'Europe s'éleverent avec indignation. L'hoftilité, fans déclaration de guerre, lors même qu'il n'y a point de traités de paix, eft un procédé de barbares. L'hoftilité contre la foi des traités, mais précédée d'une déclaration