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Suppléments a l'Histoire philosophique et politique des établissements & du commerce des Européens dans les deux Indes.

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A LUIST. PHILOSOPHIQUE. 4r3

bornées! Les Anglois regardoient cette acquifition comme Ie dernier terme de leur grandeur.; Le Miniftere Francois n'étoit pas plus éclairé '< que Ie Confeil Britannique. D'un cóté , 1'on 1 croyoit avoir tout gagné par cette conquête;' de Pautre, on croyoit avoir tout perdu par un facrifice qui devoit entrainer Ia ruine d'un ennemi irréconciliable. Tel eft Penchainement nécefTaire des événements qui changent fans cefie les intéréts des Empires, qu'il eft fouvent arrivé, & qu'il arrivera fouvent que les fpéculations les plus profondes, que les combinaifons les plus fages en apparence, ont été trompées & le feront encore. On ne faifit que Pavantage du moment dans la chofe ou rien n'eft fi commun que de voir le bien naïrre du mal, & le mal naïtre du bien. S'il eft vrai des particuliers qu'ils ont long-temps foupiré après leur malheur, cela 1'eft plus encore des Souverains. On ne fait jamais entrer en calcul les caprices du fort fi fujet a fe jouer de Ja pradence des hommes; & l on a raifon toutes les fois qu'un facheux hafard fe cache dans un avenir éloigné & obfcur; qu'il eft prefque fans vraifemblönce, & qu'en le fuppofant arrivé, il ne s'enfuivra pas une ruïne totale. Mais un peuple fera gouverné par un Miniftere infenfé, Iorfqu'onfermera lesyeux fur la tranquillité, fur la füreté de 1'Etat pour ne les tenir ouverts que fur fon agrandifTement;

:ion du Cïïada a-t-elle :té un bien »u un mal >our 1'An;leterre ?