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11. D I A L O C U E. 34-1

„ lui". Voila comment fous le prétexte de poufvoir a fa füreté, tous en s'admirant eux - mêmes, fe font contre lui les fatellites de vos Meflieurs, & t comme écrivoit J. J. a M * *, fint fi fiers d'être des trattres. Concevez - vous qu'avec une pareüle difpofition d'efprit, on puiffe être équitable & voir les chofes comme elles font? On verroit Socrate, Ariftide, on verroit un Ange, on verroit Dien même avec des yeux ainfi fafcinés, qu'on croiroit toujours voir un monftre infernal.

Mais quelque facile que foit cette pente, il eft toujours bien étonnant, dites-vous, qu'elle foit univerfelle, que tous la fuivent fans exception, que pas un feul n'y réfifte & ne proteffe, que la même pafiion entralne en aveugle une génération toute entiere, & que le confentement foit unanime dans ün tel renverfement du droit de la nature & des gens.

Je conviens que le ïait eft trés-extraordinaire; mais en le fuppofant trés - certain , je le trouverois bien plus extraordinaire encore, s'il avoit la vertu pour principe: car il fauJroit que toute la génération préfente fe füt élevée par cette um'que vertu, a une fublimité qu'elle ne montre affurément en nulle autre chofe, & que parmi tant d'ennemis qu'a J. J., il ne s'en trouvat pas un feul qui eüt la maligne franchife de gater la merveilleufe oeuvre de tous les autres. Dans mon explieation, un petit nombre de gens adroits, puiffans, intrigans, concertés de longue main, abufant les uns par de fauffes apparences, & animant les au> P 3

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