is toegevoegd aan uw favorieten.

Supplement aux Œuvres.

Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

III. DlALOGUE.

point d'atteinte fenfible a fon ame qu'ils ne lui aient ' portée; mais en lui faifant tout le mal qu'ils lui pouvoient faire, ils l'ont forcé de fe réfugier dans; des afyles oü il n'eft plus en leur pouvoir de pénétrer. II peut maintenant les défier & fe moquer de leur impuiffance. 'Hors d'état de le rendre plus malheureux , ils le deviennent chaque jour davantage, en voyant que tant d'efforts n'ont abouti qu'a' empirer leur fituation & adoucir la fienne. Leur rage devenue impuiffante n'a fait ques'irriter , en voulant s'affouvir.

Au refte, il ne doute point que malgré tant d'efforts, le tems ne leve enfin le voile de l'fofc pofture & ne découvre fon iftnocence. La certitude qu'un jour on fentira le prix de fa patience conttibue a la foutenir, & en lui ótant tout fes perfécuteurs n'ont pu lui óter la confiance & 1'efpoir. Si ma mémoire devoit, dit-il, s'éteindre avec moi, je me confolerois d'avoir été fi mal connu des hommes dont je ferois bientót oublié; mais „ puifq'Je mon exiftence doit être connue après moi par mes livres & bien plus par mes mil-, , heurSj je ne me trouve point, je 1'avoue, afféz de réfig; ation pour penfer fans impatience, moi * qui me fens meilleur & plus jufte qu'aucun homme qui me foit connu, qu'on ne fe fouviendra de moi que comme d'un monftre, & que mes écrits, oü le cceur qui les dicta eft empreint a „ chaque page , pafieront pour les déclamatiora d'un Taituffe, qui ne cheichoit qu'a tromper le