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Supplement aux Œuvres.

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LA FOLTSYNODIE. 445

d'autrefois, 011 que durant tant de fiecles il ait changé de nature infenfiblement, il eft également imprudent d'y toucher. Si c'eft le même, il faut le refpecter; s'il a dégénéré , c'eft par la force du tems & des chofes, & la fageffe humaine n'y peut rien. II nefuffit pas de confidérer les moyens qu'on vtut employer, fi l'on ne regarde encore les hommes dont on fe veut fcrvir ■ or , quand toute une nation ne fa't plus s'occuper que de niaiferies, quelle attention peut-elle donner aux grandes chofes, & dans un pays oü la mufique eft de venue une affaire d'Etat, que feront les affaires d'Etat finon des chanfons ? Quand on voit tout paris en fermentation pour une place de baladin ou de bel-efprit, & les affaires de 1'Académie ou de 1'Opéra faire oublicr 1'intérêt du Prince & la gloire de la Nation; que doit-on efpértr des affaires publiques rapprochées d'un tel Peuple. & tranfportées de la Cour a la Ville? Qu;l!e confiance peut-on avoir au fcrutin des Confeils, quand on voit celui d'une Académie au.pouvoir des femmes! feront - elles moins empreffées a placer des Miniftres que des Savans, ou fe connoltront-elles mieux en politique qu'en éloquence ? II eft bien & craindre que de tels éta'hliffemens dans un pays oü les moeurs font en dérifion, ne fe fiffent pas tranquillement, nefe maintinffent gueres fans troubles & ne donnaffent pas les meilleurs fujets.

D'ailleurs, fans entrer dans cette vieille queftion de la vénalité des charges, qu'on ne peutagitei que chez des gens mieux pourvus d'argent que 'P 7