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L i v a i VII, 33

nette au bout du fuiil, les efeortoient; 1'efcalier étoit ma falie a manger; le palier me fervoit de table, la marche inférieure me fervoit de fiège, & quand mon diné étoit fervi, 1'on fonnoit en fe retirant, une clochette pour m'avertir de me mettre a table.

Entre mes repas, quand je ne lifois ni n'écrïvois, ou que je ne travaillois pas a mon ameublement, j'allois me promener dans le cimetiere des Proteftans qui me fervoit de cour, ou je montois dans une lanterne qui donnoit fur le port, & d'oü je pouvois voirentrer & fortirles navires. Je paiTai de la forte quatorze jours, & j'y aurois paffé la vingtaine entière fans m'ennuyer un mo, ment, fi M. de Jouville, envoyé de Trance, k qui je fis parvenir une lettre vinaigrée, parfumée & demi - brülée, n'eut fait abréger mon temps de huit jours: je les allai pafier chez lui, & je me trouvai mieux, je 1'avoue, du gite de fa maifon que de celui du lazaret. II me fit force careiTes. Dupont, fon fecrétaire, étoit un bon gareon, qui mè mena tant a Gênes, qu'a la campagne, dans plufieurs maifons oü 1'on s'amufoit aflTez, & je liai avec lui connoiiTatjce & correfpondance, que nous entretinmes fort longtemps. Je pourfuivis agrésblement ma route a travers la Lombardie. Je vis Milan, Vérone, Breffe, Padoue, & j'arrivai enfin k Venife , impatiemment auendu par M, 1'ambaiTadeur.

Je trouvai des tas de dépêches tant de Ia c©ic B S

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