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Supplement aux Œuvres.

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4J0 Les Conpessioiïs.

Ia diffipation , ne lui ont permis d'acquérir que des derai-talens en tout genre. En revanche il en a beaucoup & c'eft tout ee qu'il faut dans le grand monde oü il veut briiler. II fait très-bien de petits vers, écrit très-bien de perites lettres, va jouaillant un peu de peinture au paftel. Il s'avifa de vouloir faire le portrait de Madame de Luxembourg; ce portrait étoit horrible. Eüe prétendoit qu'il ne lui reflembloit point du tout, & cela étoit vrai. Le traitre d'abbé me confulta, & moi, comme un fot & comme un menteur, je dis que le portrait reffembloit. Je voulois cajoler l'abbé , mais je ne cajolois pas Madame la Maréchale, qui mit ce traie dans fes regiftres, & l'abbé, ayant fait fon coup , fe moqua de moi. J'appris, par ce fuccès de mon tardif coup d'eflai, è ne plus me mêler de vouloir flagorner & flatter, malgré Minerve.

Mon talent étoit de dire aux hommes des vérités utiles, mais dures, avec aflez d'énergie & de courage; il falloit m'y tenir. Je n'étois point né, je ne dis pas pour flatter, mais pour louer. La mal -a 'rtffe des iouanges que j'ai voulu donner. m'a fa:t plus de mal que 1'apreté de mes cenfure--, J'en ai a citer ici un exemple fi terrible que fes fuitcs ont non - feulemert fait ma deftinée pour le refte de ma vie, mais décide, ront peut-être de ma réputation dans toute la poftéri'.é.

Durant ksvo;apes ds Monmorerci, M. de