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220 La Voiture

Ah ! m'y voila a moitié. En difantces mots, U étoit effedivement monté a moitié; mais il ne pouvoit entièrement pafler fa jambe par-deflus la felle; le cheval marchoit toujours d'un pas de trot , qui fecouoit fortement le malheureux écuyer, bien mal nommé dans cette occafion.

Cependant il avoit peur de tomber. Ahi! ahi ! s ecria-t-il. Oh ! feigneur Amandor.! au fecours , attendez un moment: mais Amandor étoit bien occupé d'un autre aventure. Dans 1 epaifiTeur de la garenne oü fon chemin 1'avoit conduit, Félicie elle-même s'ofFrit a fes yeux, preventie de Pamour le plus tendre pour Amandor , qui venoit de lui déclarer le fien il n'y avoit que deux heures ; e!le avoit, en fe promenant, rencontré Perrette fa femme de chambre l a qui elle avoit raconté toute fon aventure avec Amandor, la fierte cruelle dont elle avoit mor-tifié 1'aveu de fa ;paffion , & la contrainte barbare qu'elle's'étoit toujours impofée a eüe-même, pourcacher a fon vainqueur Ia viftoire qu'il remportoit fur fon cceur. Cette confidente C je veux dire Perrette, a qui le commerce aftuel qu'elle avoit avec fa maitrefTe , & la le&ure fréquente des romans avoient inf. piré des impreffions a pen pres du genre de celles de Timane, mais un peu plus adoucies)»

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