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ÏO LE SOLTTAIRË

Jes épaules, & tomboient jufques fur fes reins.

Cet extérieur, qui infpiroit plus de refpeft que de frayeur, commencoit a rappeller le courage de mes gens, qui tachèrent de rejetter fur la diftance Terreur oii Tappréhenfion feule les avoit jetés. Cependant le vieillard , qui s'étoit approché affez de nous pour remarquer que nous parlions anglois, laiffa tomber un fagot & une hache qu'il portoit, courut au-devant de moi, & m'embraffa, en difant: mes chers compatriotes, car je vois que vous 1'êtes a votre langage, par quel hafardêtes-vous venus dans un endroit dontl'accès eftdéfendu par mille périls, & oii 1'on ne peut aborder qu'après avoir évité mille fois la mort? Avez-vous donc fait naufrage? Non, graces a Dieu, mon père, lui dis-je, la fimple curiofité nous a amenésici, & le calme extraordinaire qu'il fait 1'a favorifée autant que nous pouvions Ie fouhaiter. .Vousmême, oferois-je vous demander comment vous vous trouvez dans ce défert ? II me répondit que c'étoit par le fecours de la providence, qui Pavoit tiré des portes de la mort pour le placer dans cet afde afluré & paifible. Ceft mon naufrage qui m'a fauvé, dit-il. Ces mots me faifoient croire que des corfaires avoient donné la chaffe a fon navire, & qu'il s'étoit fauvé de leurs mains en échouant contre

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