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ïi Voyages

peur des. faux pas ne ralentit plus fa marche. Les craintes font comme les paflions; c'eft toujours la plus forte qui fait taire les autres &c qui domine,

II étoit déja hors du bofquet odoriférant , quand les ténèbres fe diflipèrent, & que 1'aurore parut pour annoncer le retour du foleil. Les rofes, dont elle parfemoit le chemin qu'elle tracoit a fon char , avoient moins d'éclat que celles qui environnoient Alcimédon. De quelle parure il vit la nature ornée dans ces lieux de délices J II douta encore de leur exiftence & de la fienne même. II n'ofoit plus marcher, crainte de fouler une terre facrée,le féjour feulement de quelque divinité. Quoique nourri de la lecfure des ouvrages les plus folides, il s'étoit quelquefois amufé de ceux qu'il ne croyoit que frivoles. Au premier coup d'oeil du fpeöacle flirnaturel qui éblouiffoit fes yeux, au développement des merveilles qu'il découvroit, il crut vrais tous les contes qu'il avoit cru ridicules. II refpeöa nos brochures, & les regretta feules dans la perte générale de fes livres. Cependant il s'accoutuma peu-a-peu, paree qu'ennn on s'accoutume a tout, a la variété charmante des objets qui embéliflbient les plaines délicieufes fur lefquelles il promenoit avidement fes regards enchantés. II con-

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