Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

ö e Milord Ce ton. 49^ Itnent du fujet de cette commiffion , apprit par 1'écuyer du prince que le tyran Tracius faifoit offrir k fon maitre la princeffe fa fille j avec 1'affurance ds 1'aflbcier k fa couronne} pourvw qu'il voulut dès-a-préfent abandönnef le parti des Marfiens Sc paffer dans fon arméé pour combattre les Salliens Sc les Ancidesj avec lefquels il vouloit rompre les traités d'alliance qu'ils avoient eontradfés.

Ce tyran jugeant des fentimens dti princë par les fiens, ne douta point que des propofitions fi magnifiques ne duffent éblouir Aricdef* & 1'entrainer dans fon parti. Mais ce prince j toujours inébranlable dans fes devoirs > loirt de prêter 1'oreille a un traité qui ne pouvoit s'accorhplir que par une trahifon, ne put s'em* pêcher de faire voir k 1'envoyé de Tracius tout le mépris Sc 1'indignation que de pareilles propofitions excitèrent dans fon ame : il ië ïenvoya, en ajoutant que s'il avoit encorë 1'audace de reparoitre dans fon camp ■ il lg feroit empaler.

Marfine, qui ignoroit entièrement la réponfè d'Aricdef, fut défefpérée des projets du tyran; elle craignit qu'une paix générale ne contribuat a leurexêeution;le chagrin qu'elle en concut la fit tomber dans une langueur qui altéra biériói fa fanté; Sc l'efprit agité par tant de maux ayanf

li ij

Sluiten