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L A M E k i S. izï Tout femble vous défigner, ö grand Wilkhonïïis, continua-t-il, feul (i.) que j'adore, & qui par un miracle fait de ta part en ma faveur, a bien voulu fe manifefter & me faire fen.tir le ridicule de nos faux dieux , achève ton ouvrage, éclaire un cceur qui femble digne de t'ctre confacré : fais , s1il fe peut, que cette princeffe foit l'élue, qui depuis tant de fiècles nous eft annoncée; il en doit coüter la vie a fon père : que tes décrets fuprêmes foient accomplis; j'y fuis tout réfigné; ma fin fait la félicité de ma fille & de mes peupies; je la compte pour rien dans de fi chères occafions.

(i) On lit dans l'hiftoire de l'Indiagar, dont l«s anciens nous ont confervé quelques fragmens , qu'en revenant un jour de la chaffe , un vieillard vénérable luj apparut, qu'il lui fit figne de le fuivre, a quoi le roi ayant obéi, le fpectre lui couvrit les yeux de fa main , & lui demanda s'il voyoit clair ; le prince ayant ré-

pondu que non, le vieillard lui dit: eh bien, Indiaaar. i * • °

ie meme nuage qm te couvre a j.réfent, offufque les

yeux de ta raifon. II n'y a qu'un feul être qui doit

«tre adoré ; profterne-toi a fes pieds, 6c reconnois en

lui le grand Wilkonhis; viens demain ici a la même

heats, tu y recevras fes loix,"&'tu'apprendras'qu'une

princeffe de ton fang batira un temple a 1'être des airs.

L'hiftorien de ce tems n'en dit pas davantage ; il y a

pparence quel' Indiagarferendit aux ordres du vieillard.

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