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V O L A N S.

arbriffeau très-commun. J'en coupai plufieurs pieds que j'emportai chez moi pour les éplucher; chaque tête me donnoit une bonne cuillerée de petites graines jaunes; j'en jettai a mes oifeaux, & voyant qu'ils fe jettoient deffus avec avidité , j'en fis une provifiott fuffifante pour nourrir le doublé de ce que j'avois de volaille, de forte que par la fuite je n'en ai jamais manqué. J'effayai plufieurs fois auffi d'élever des oifeaux aquatiques, en faifant couver leurs ceufs par mes poules; mais de plus de dix fortes ; il s'en trouva peu qui fuffent bons a manger, & ceux qui Pétoient ne purent jamais réuffir chez moi : ils n'y voulurent pas même refter , & s'en allèrent au lac. Comme je n'avois point d'eau plus proche , mon projet d'élever des oifeaux aquatiques fe trouva impratiquable, & je 1'abandonnai. Mais en nourriffant des oifeaux terreftres dans ma ménagerie , je n'en manquois point : j'en mangeois fouvent , & en peu d'années tout le canton du pays de mon cöté du lac, devint comme une baffe-cour fi rempüe de volaille, que je n'en favois pas Ie flombre ; cependant dès que je faifois entendre mon fifflet, elle accouroit autour de moi de tous les cötés. A 1'exception du bétail, j'avois alors de tout ce qui eft néceffaire, tant pour

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