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DU VOYAGEUR AÉRIEN. 229

dit-il , pour le refte de ta jóurnée, & cela lans fatiguer ni toi ni tes chevaux ? L'argent eft bon dans le tems oü nous fommes , lui répondit ce ruftaut: de quoi s'agit-il ? Pour une pareille fomme j'irois a 1'autre bout du monde s'il le falloit. II ne s'agit pas de fe donner tant de peine, lui dit le courtifan ; tu as amenë trois dames dans ton caroffe ? Oui, monfieur , répliqua Ie cocher. La vieille n'étoit pas jeune, la jeune n'étoit pas vieille. II y avoit une groffe dondon avec elles , de moyen êge r ma foi je me palïerois bien de femme li je 1'avois Ia nuit a mes cötés. Elles m'ont dit de me tenir pret a partir fur les quatre heures & demïe. Suffit, dit le courtifan, ton caroffe eft de peu de valeur, les roues en font toutes vermoulues. Ainfi, il ne s'agit ici que d'enrayer tellement ton caroffe que la roue gauche fe rompe vis-a-vis la muraille des Bons-Hommes , & renverfe la caroffée par terre ; c'eft un divertiffement que je veux me donner en retournant a Paris. Et pour te montrer que 1'effet fuit de prés mes promeffes, tien voila les cinquante piftoles promifes en beaux & bons Iouis d'or. Le ruftre charmé de 1'afpeft de cet or, fe feroit volontiers mis è genoux devant cette divinité chenue, qui lui faifoit tant de bien lorfqu'il s'y attendoit le moins. Gagné paree

Piij

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