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Almoran » gative que notre devoir & notre inte'rêt fon« » e'galement de conferver. Le prince qui fe re»> pofe avec une confiance fans bornes, du gou» yernement de fes peuples fur un fujet, les livre* » a la conduite d'un homme, qui fera plus tenté » que Iui-même de trahir leurs intéréts. Un vice» régent eft dans une ftation fubordonnée ; il a, ?>par conféquent, beaucoup a craindre, & beau» coup a fe promettre; il peut acquérir auffi le » pouvoir d'obtenir ce qu'il défire & d'éloigner « ce qu'il craint, aux dépens du peuple; il peut »- «buhaiter de mettre plufieurs perfonnes dans « fa dépendance, & ne le pouvoir par' d'autres *>voies, qu'en fermant les yeux fur leurs frau» des & leurs violences; il peut recevoir par cor» ruption un équivalenr pour fa part, a titre dïn« dividu, dans la profpérité publique; car fon »intérét n'eft pas eiTentiellement Hé avec celui

* ^e 1>état' 51 eft leparé; au lieu que 1'intérét de «1'état & celui du roi font le méme: il peut même » fé Iaiffer corrompre pour trahir le fecret des « confeils, & pour abandonner les intéréts de Ia «nation aux puifTances étrangères; ce qui n'eft

* jamais poffible au roi, paree qu'on ne peut » rien lui offiir d equivalent a ce qu'il abandon« neroit. Mais comme les tentations d'un roi ne -font pas égales pour faire le mal, il n'eft pas. «également expofé non plus a 1'oppofition lorf»

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