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Almoran et Hamet, anecdote Orientale.

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& celle de 1'efclave, d'exprimer uft zète qu'il fentoit réellement, & l'hommage que fon cceur avoit déja rendu. Cependant Ofmyn fut enfin congédie', avec affurance de n'avoir rien a redouter pour fa vie ; & le prince fe retrouva feul, abandonné a de nouvelles réflexions fur le paffé, au regret du préfent, & fans doute au preffentiment fecret de 1'avenir, qui ne pouvoit lui préfenter que de 1'inquiétude & du trouble fous les dehors mêmes du plaifir.

Cependant il étoit déterminé a prendre Ia figure de fon frère, par 1'effai du talifman. Mais lorfqu'il voulut fe mettre a la recherche dés lettres, il fe fouvint que par le même acïe, il alloit donner fa propre reflemblance a fon frère , qui fe trouveroit par conféquent revêtu de de toute 1'autorité, 8c qui pourroit en ufer pour Ie perdre. Cette idéé le tint quelques minutes en fufpens : mais faifant réfiexion que Vraifemblablement Hamet ne reconnoitroit pas fes avantages aflez tot pour en ufer ; qu'il étoit actuellement fugitif, feul peut-être, s'éloignant de" Perfe , avec toute la viteffe dont il étoit capable ; & qu'au pis-aller, s'il étoit encore aux environs de la capitale, s'il s'appercevoit d'abord de la transformation; & s'il fe hatoit d'en tirer avantage, lè charme pouvant être détruit