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Lettres familieres.

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ce M. Winckelmann. 61 Nous fommes maintenant dans la faifon d'al-r i Ier voir les jardins de Rome & des environs. I Mon ami ! je ne puis vous exprimer combien ; la nature eft belle ici. On s'y promene a 1'om^ I bre de foréts de laurier, dans des allées de grands ij cipres & (bus des berceaux d'orangers , qui ont I plus d'un quart de lieue de long dans quelques I villes, particulierement dans la ville Borghefe. < Plus on apprend a connoitre Rome , plus on y trouve de beauté. Je ne celle de faire des vceux de pouvoir finir mes jours ici ; mais il faudroit en même temps que j'y trouvaffe un fort afTuré , ou que je pufte refter toujours libre. En général un homme qui ne demande rien, ou qui n'ofe rien demander eft mieux recu a Rome ' que le Prélat le plus hupé. Ecrivés-moi fincerement je vous prie ce qu'on dit de mes ouvrages. J'ai toujours été dans Ia crainte , & j'y fuis même encore; car je n'ai pas eu aftèz de de temps pour bien digerer mes idéés. Je ne [ puis rien dire de certain de mon voyage a Na: pies avec M. Mengs. Si le grand tableau i d'autel (i) eft achevé dans deux mois d'ici, 1 nous partirons alors au commencement de Juillet; fi non je devrai remettre ce voyage au mois de Novembre , a caufe des dangers qu?on a a

( i) C'eft le tableau d'autel qu'on voit a Dreüe, &qui eft d'une beauté admirable.