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Voyages imaginaires, songes, visions, et romans cabalistiques. [...] Tome trente-quatrième. Troisième classe, contenant les romans cabalistiques.

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penfois fur leur compte; je les recevols avee «ne politefle niêlée d'un petit air de mépris , qui les défefpéroit, & qui les détermina bientöt k quitter la partie. Une conduite auffi bizarre , en élöignant mes amans , rendit déferte la maifon de mon père. Comme il aimoit la compagnie, il voyoit avec chagrin , que mes caprices avoient banni de chez lui une fociété qui lui faifoit plaifir. II s'efforca de la ramener par toutes les raifons qu'il crut capables de les perfuader; mais ils s'en défendirent, en alléguant ma mauvaife humeur, & la froide réception que je leur avois faite: les 'Dames , & une entr'autres, qui afpiroit a fon alliance pour fon fils, dit è mon pere, d'un air piqué, il faut, Monfieur, è mademoifelle votre fille des dieux pour amans; de fimples mortels ne font pas dignes d'elle... Ce bon pere voulut s'excufer de fon mieux, en difant que j'étois encore bien jeune, que 1'age & la raifon me feroieut dans la fuite penfer bien différemment. Mais il fe débattit en vain , & toutes fes raifons ne ramenèrent perfonne. Furieux de ce trifte contre-tems, il tourna fa colère contre moi; vous voila fatisfaite , mademoifelle ; vos mépris & vos dédains ont éloigné tous mes amis, ma maifon n'eft plus qu'une folitude: recevrai-je la loi de celle k