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S A t A M A N Di R E. 343 tnême réfifté., par une fageffe bien- rare, aux agaceriet des eoquettes qui font des plus fédui* fantes dans cette voluptueufe ville. Je ne parle point de celles qui font un commerce infame des appas qu'eiles ont recus de la nature: ces fortes de filles-ré voltent les perfonnes bien nées; la délicateffe ne fouffre point de pareilles intrigues. Ce jeune feigneur avoit un cceur tout neuf. II fut reept dans 1'abbaye avec joie & diftinction.-L'abbeffe lui avoit fait préparer un appartement, & cette bonne dame qui ne 1'avoit vu que dans fa tendre enfance, le dévo* roit des yeux ; ce que je ne dis que fur le rapport de ma coufine. Pour moi, par un pref* fentiment que je ne fais a quoi attribuer, je prétextai.une migraine arTreufe : & pour mieux foutenir la gageure ,je me fis mettre au lit; L'abbeffe parut-fenfible a. mon indifpcfition: ce qu'elle ne manqua pas de témoigner a ma parente , en 1'affurant qu'elle me viendroit vair avec fon neveu. C'eft alors qulelle lui fit un portrait, fi avantageux de', moi y qu'il brüloit d'impatience de. me voir. Son premier foin fut au fortir de table d'engager fa tante de le conduire chez la belle malade. L'abbefle m'envoya demander fi fa vifite me feroit plaifir , je n'héfitai point a. lui faire dire que j'étois prête 3 recevok 1'honneur qu'elle vouloit bien ma

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