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Tijdschrift van het Aardrijkskundig Genootschap, 1938, 01-01-1938

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2. Néozoïque supérieur (Néogène)

a. Miocène — Pliocène (voir Fig. 5).

Pendant les temps miocène et pliocène la mer est encore presente dans la plus grande partie du pays, laissant ses dépots sableux et argileux; mais peu a peu le rivage est déplacé vers le nord et 1'ouest par 1'accumulation des sédiments transportés par les fleuves. Les restes d'animaux et de plantes conservés dans les roches nous montrent que le climat change et, de subtropical, devient boréal.

b. Pléistocène (voir Fig. 7).

Le remplissage de la partie en question du bassin de la Mer du Nord est continué et terminé par le transport incessant des matériaux terrigènes; le rehaussement prend le dessus sur 1'affaissement du sol; le piédestal du territoire néerlandais a été élevé dans les temps prérissiens du pléistocène ancien par les sédiments amenés par les rivières. La lutte continuelle contre la réinvasion de la mer date de ce

moment. . . , . ,

C'est seulement dans 1'avant-dernière période glaciaire, la periode rissienne, que le glacier scandinave a avancé suffisamment pour couvrir la moitié nord des Pays-Bas, atteignant une ligne Nijmegen — Utrecht — Haarlem. Donc, dans la province de Drente et dans les parties avoisinantes de Friesland et de Groningen, nous trouvons la région de la moraine de fond ou moraine inférieure tout prés de la surface du sol: une vaste plaine couverte de 1'argile a blocaux et parsemée de bloes erratiques de toutes grandeurs et d origine balte. C'est le vrai „paysage glaciaire" du nord de 1'Europe, la surface étant apparue après la fonte des glacés rissiennes. Une couverture de sable, souvent transformée en dunes, y fait rarement défaut.

Au contraire, au sud d'une ligne Koevorden — Zwolle — IJmuiden, dans les provinces d'Overijsel, de Gelderland et d'Utrecht, la plaine de la moraine inférieure aboutit aux moraines frontales, representees par les sériês de collines plus ou moins continues. Dans les environs de Nijmegen, Arnhem, Renen, 1'érosion fluviatile a rompu les remparts morainiques dans leurs points terminaux et a créé plus tard des brèches en faisant naitre des escarpements sur les flancs des collines. Les moraines frontales dans les Pays-Bas sont de vraies „moraines de poussée" bordant les lobes du front glaciaire et formées des sables et graviers fluviatiles pré-existants. Nous nous faisons une idee de la taille du front mentionné en rétablissant la situation originale. On peut se figurer que la lacune entre Nijmegen et Arnhem ainsi que celle entre Wageningen et Renen soient de nouveau comblées, et alors on voit paraitre les grandes arches des moraines frontales enyironnant les dépressions de la vallée actuelle de 1'IJsel, de la vallée Gueldroise (Geldersche vallei), etc. La cuvette terminale a 1'est de Groesbeek (bassin de Cranenburg) apparait encore intacte et remplie de tourbe.

(voir Fig. 6). .

La moitié sud des Pays-Bas (au sud de la ligne Nijmegen — Renen _ Utrecht — Haarlem) n'a jamais été sous le fardeau d une