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appeller pour la cause presente; vous êtes, ajoutez vous, l’Eglise enseignante, I’Eglise dispersée avec teute sou autorité, qui a decidé, defini, pronoucé saus retour, et qui n’a plus que des foudres et des anathèmes, selon vous, pour un petit troupeau reduit ê, vos yeux presque a rien, dispersé dans les personnes qui en sent comme les principaux, abbattu par I’une et I’autre Puissance, sans force sans appuy, sans protection, saus secours, destitué même de ce qu’on appelle biens de fortune; errant dans les exiles, exposé peut-etre S. de plus grands maux, privé des secours de l’Bglise, dès qu’il trouve des pasteurs animés d’un zêle tel que Ie vótre; enfin n’ayant pour teute defense que les écrits qu’ils produissent et qu’on étouflfe, si l’on peut, dès qu’ils naissent; que leur propre patience, que la perseverance dans Ie temoignage qu’ils out une fois rendu, ce que vous, M., et les vótres appellez rebellion, entêtement, scbisme, heresie, enfin martyre pretendu et soufifrances perdues.

Puis-je, M., vous rien dire qui soit plus de vótre geut? Je vous laisse croire que vous êtes et que nous Bomnaes tout ce qu’il vous plaira, soit que nous ne soyons en efiet les uns et les autres, que ce que nous sommes aux yeux de Dieu, la Verité meme. Mais je reviens toujours a nos miracles. Sont-ils pour vous? Sont-ils pour nous? Sont-ils pour les uns et les autres? Ne sont-ils pour aucun? Si vous raisonnez consequemment, M., et si les idees, que vous avez conques de vótre parti, sont aussi réelles que flatteuses, vous ne sauriez balancer, et vous devez dire tout haut que c’est pour nous que J.-C. a fait tous ces prodiges, puisqu’il ne peut les avoir faits que pour son Eglise et qu’il vous plait d’en retrancher tout ce qui ne vous

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