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geoordeelingen der Werden van W. JJ. J^aap.

JEAN1STE COLLETTE

VAN

w. A. PAAP.

Voici une des oeuvres les plus complètes de notre jeune littérature. L'auteur dcdaigne le neuf, 1'art éphémère flottant au hasard de la surface, le caprice imitateur des esprits aux débiles allures; il descend aux profondeurs naturelles, souvent limpides, souvent compliquées, de l'&me humaine. II nous montre un Saccard hollandais tout puissant k Amsterdam, nous fait assister & la réalisation rapide de ses rêves de richesse, sa fille unique aimant un artiste pauvre. L'éternelle liistoire, mais admirablement racontée. Roman d'une belle architecture. Compositum solide, structure légère et forte. Phrases délicates et amplement drapées. Et, mérite rare, c'est notre premier roman véritablement „Amsterdamois". La capitale de la Hollande y apparait avec son va-et-vient quotidien, ses grachts noblement silencieux et ses quartiers populaires. A part quelques longueurs et des pages écrites dans un style trop officiel, c'est un beau livre. M. Paap fut un des fondateurs du Nieuwe Gids, mais il s'était voué 'dans les demières années uniquement ü ses occupations d'avocat; il reprend sa place au premier rang parmi les écrivains de notre pays.

F(rans) E(rens).

(Mercure de France, Janvier 1897, p. 212, Lettres Néerlandaises.)

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