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Essais dans le goût de ceux de Montagne, composés, en 1736.

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place ; 1'aïné obtint les principales affections de fa mere , qui, pour 1'introduire dans le monde, fit les derniers efforts afin de le bien vêtir; elle 1'envoyoit aux fpectacles, dans les places deftinées aux plus honnêtes gens ,& ou il pouvoit faire d'utiles connoiffances. Moncrif, fuivant les confeils de fa mere, fit, entre autres, celle de mon frere &: la mienne. II s'en eft bien trouve; nos parens étoient en place : mon frere en fit fon Complaifant &: fon Secrétaire , fur le pied même le plus honnête. Quelques années après, il s'attacha a M. le Comte de Clermont, Prince du Sang, & eut le beau titre de Secrétaire de fes commandemens; il avoit même la feuille des bénéfices dépendans de ce Prince Abbé; mais il ne propofoit aucun fujet que de I'aveu de certaines Demoifelles de 1'Opéra. II fe brouilla dans cette petite Cour; mais mon frere 1'en a bien dédommagé, puifqu'il 1'a fait Ledeur de la Reine & Secrétaire général des Poftes. On prétend ou'il avoit appris a. faire des armes , & étoit même parvenu a fe faire recevoir Maïtre d'efcrime ; ce qui le fait croire, c'eft que Moncrif étant déja Ledeur de la Reine, & par conféquent a la Cour, tl fut queftion de fon age : on voulut