is toegevoegd aan uw favorieten.

De la sagesse, trois livres.

Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

I.

Avis conrre iceux général

Vr , les ohenles lont de deux fortes , les unes traverfent nos affaires contre Péquitë , c'eft nous faire tort; les autres s'adreflent a la perfonne qui eft par elle méprifée & traitée autrement qu'il n'appartient, fok de fait ou de parole. Celles-ci font plus aigres tk plus difticiles k fupporter que toute autre forte d'amiclion.

240 De la S a g ê s s ë,

premiérement bien les diftinguer afin de ne fe mécompter. II y a déplaifir, il y a oftlnfe. Nous! recevons fouvent déplaifir d'autrui, qui toutefoisl ne nous a point offenle de fait ni de volonté, I comme quand il neus a demandé ou refufé quel-1 que chofe avec raifon , mais qui étoit lors mal I k propos pour nous: de telles c'eft trop grande I fimpleffe de s'en facher, puifque ne font offenfes.

c —„„v. , uiao v_uiiiiut;iei lans

paffion ce que portent & pefent les chofes, felon vérité tk raifon. Le monde fe laiffe aller & mener par impreffion. Combien y en a-t-il qui font moins de cas de recevoir une grande playe qu'un pètit foufflet ? Plus de cas d'une parole que de Ia mort ? Breftoutfe mefure paropinion,& 1'opinion offenfe plus que le mal. Et notre impatience nous fait plus de mal que ceux defquels nous nous plaignons.

Les autres plus particuliers avis & remedes fe tirent premiérement de nous-memes( & c'eft cii il faut premiérement jetter fes yeux & fa penféê )

Ces

ParticuFers tirés As nousmêmes.

,UI Lv_ u anuciiuil.

Le premier & général avis contre toutes cesfortes de maux eft d'être ferme tk réfolu k ne fe laiifer aller k 1'opinion commune , mais confidérer fans