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De la sagesse, trois livres.

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Livre UI. 141

ces offenfes prétendues naiffent peut-être de nos défauts, fautes & foibleffes. Ce n'eft peut-être qu'une gauflerie fondée fur quelque dcfaut qui eft en notre perfonne , que quelqu'un veut contrefaire par moquerie. C'eft folie de fe facher & fe foucier de ce qui ne vient pas de fa faute. Le moyen d'óter aux autres occafion d'en faire leurs comptes eft d'en parler le premier, & montrer que l'on le ftait bien; fi c'eft de notre faute que 1'injure a pris fa naiffance, & qu'avons donné occafion a eet affront; pourquoi nous ea courroucerons-nous ? Ce n'eft pas offenfe, c'eft correöion, laquelle il faut recevoir & s'en fervir comme d'un chatiment. Mais bien fouvent elle vient de notre propre foibleffe, qui nous rend douillets. Or, il fe faut défaire de toutes ces tendres délicateffes qui nous font vivre a notre aife, mais d'un courage male , fort & ferme méprifer & fouler aux pieds les indifcrétions & folies d'autrui. Ce n'eft pas figne qu'un homme foit fain quand il s'écrie a chaque fois que l'on le touche. Jamais vous neferezen repos, fi vous

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6.

De ceux qui offenfent.

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Ils fe tirent auffi de la perfonne qui offenfe. Repréfentons-nous en général les mceurs & humeurs des perfonnes avec lefquelles il nous faut vivre au monde. La plupart des hommes ne prend plaifir qu'a mal faire, ne mefure fa puiffance que parle dédain & injure d'aiu rui. Tant peu y en a

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