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De la sagesse, trois livres.

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241 DE LA SaGESSE,

qui prennent plaifir a bien faire. II faut donc faire état que de quelque cöté que nous nous tournions, nous trouverons qui nous heurtera tk offenfera. Par-tout oii nous trouverons des hommes, nous trouverons des injures. Cela eft li certain tk fi néceffaire que les légiilateurs mêmes , qui ont régler le commerce tk les affaires du monde, ont continué tk permis en la juftice diftributive tk commutative plufieurs paffe-droits. Ils ont permis de fe décevoir tk bleffer jufqu'a la moitié de jufte prix. Cette néceffité de s'entreheurter tk ©ffenfer, vient premiérement de la contrariété tk incompatibilité d'humeurs tk volontés. D'oii vient que l'on s'offenfe fans le vouloir faire. Puis de concurrence tk oppofition des affaires, qui porte que le plaifir, profit tk bien des uns, eft le déplaifir , dommage tk mal des autres; tk ne fe peut faire autrement, fuivant cette commune tk générale peinture du monde , fi celui qui vous offenfe eft uninfolent, fou& téméraire, ( comme il eft, car un homme de bien ne fait jamais tort a perfonne) pourquoi vous plaignez-vous, puifqu'il n'eft non plus a foi qu'un infenfé ? Vousfupportez bien d'un furieux fans vous plaindre , voire en avez pitié; d'un bouffon , d'un enfant, d'une femme, vous vous enriez: un fou, ivrogne, coleré , indifcret, ne vaut pas mieux. Parquoi quand telles gens vous attaq tent de paroles, ne leur faut point répondre. II fe faut taire tk les