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36 Nonchalante percu de brillant) formèrent le plus joli & le plus agréable de tous les carillons; je m'affis pour l'écouter, & quand il eut ceffé , il vint autant d'oifeaux qu'il y avoit de fonnettes, fe pofer fur chacune d'elles. Ils chantèrent d'une facon ravifTante, & quand eet agréable concert fut fini , je vis venir a moi une grande & majeftueufe femme d?un age affez avancé & d'un embonpoint confidérable; elle étoit fuivie de tous les oifeaux de 1'univers, les uns groffiffoient fa cour , les autres étoient occupés auprès d'elle a toutes les fonélions dont la vanité a fait un fervice ordinaire. Dés qu'elle fut auprès de moi, elle me dit: Qui vous a donné la hardieffe , petite fille que -vous êtes , de venir ici oü je ne fouffre pas un habitant a plus de cent lieues a la ronde , dans la crainte d'effaroucher mes oifeaux ? Encore fi vous étiez bonne a quelque chofe, continua-t-elle en me regardant, je verrois a quoi je pourrois vous employer. Madame , lui dis-je en me relevant, vous pouvez me laiffer ici en toute fureté, certainement je n'irai pas dénicher vos oifeaux ; mais par pitte, daignez me faire donner a manger. J'yconfens, me répondit-elle, avant que de vous traiter-comme vous le méritez; pour-lors une demi-douzaine de geais, que je jugeai être fes pages , volèrent a la grande volière qu'elle habitoit, & revinrent chargés de toutes fortes de bifcuits, ■ que je-trouvai parfaitement bons; en un mot, je

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