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Supplement aux Œuvres.

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446" Les C o n f e s s i o n s.

efpérance, & cela par 1'aveugle confiance de Ia mère au médecin , qui fit périr Ce pauvre enfant d'icanition, avec des médecines, pour toute nourriture. Hélas! ii j'en euffe été cru, Ie grand» père & le petit-SIs feroient tous deux encore en vie. Que ne dis-je point, que n'écrivis-je point a Madame de Montmorenci, fur Ie régime plus qu'auftère que, fur Ia foi de fon médecin, elle faifoit obferver a fon fils! Madame de Luxembourg, qui penfoit comme moi, ne vouloit point ufurper Pautorité de la mère; M. de Luxembourg, homme doux & foible ,n'aimoit point a contrarier.Madame de Montmorenci avoit dans B...,. une foi, dont fon fis finit par être la viclime. Que ce pauvre enfant étoit aife quand il pnuvoit obtenir Ia permiffion de venir a Mont-Lcuis avec Madame de Boufflers, demander a' goüter a Thé« ïèfe, & mettre quelque a'iment dans fon eftomac affamé! combien je déplorois en moi-même les mifères de la grandeur, quand je voyr is cet unique héritier d'un ii grand bien, d'un fi grand nom, de tant de titres & de dignités, dé orer, avec 1'avidité d'un mendiant, un pauvre petit morceau de pain! eijfin, j'eus beau dire & beau faire, Ie médecin triomrha, & l'erfant mourut de faim, La même confiance aux chailatans, qui fit périr le petit-fils, creufa le tornbeau du gran I-père, & il s'y jcignit de . lu> Ia pufiilanimi'é du voulpja fe diflimuler les inlirmités de 1'age. M, de Luiem-