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Supplement aux Œuvres.

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230 Lettres de

Lettre a M. du- Peyrou.

. . Vendredi, 12 Avril 1765.

Plus j'étois touché de vos peines, plus j'étois faché contre vous , & en cela j'avois tort; le commencement de votre lettre me le prouve. Je ne fuis pas toujours raifonnable, mais j'aime toujours qu'on me parle raifon. Je voudrois con« noftre vos peines pour les foulager, pour les partager du moins. Les vrais epanchemens du cceur veulent non- feulement 1'amitié, mais la familiarité, & la familiariié ne vicnt que par 1'habitude de vivre enfemble. PuiiTe un jour cette habitude fi douce, donner entre nous a 1'amitié tous fes charmes! je les feniirai ttop bien, pour ne pas vous les faire fentir aufli.

Au train dont la neige tombe, nous en auronj ce foir plus d'un pied: cela & mon état encore empiré, m'óterout !e plaifir de vous aller "voir auf. fitót que je 1'efpérois. Sitót que je le pourrai, coinptez que vous veirez celui qui vous aime.

L e t t r e a M. d. P.,..w.

...... 22 Avril 1765.

X»' amitié efl une chofe fi fainte, que le nom