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Almoran et Hamet, anecdote Orientale.

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Almoran

lifman,ilfe hateroit de les remplïr ; il jugea que 1 ame d Hamet étoit fufpendue, & rien ne 7 f!mbla PIus douteux que le parti auquel il sarreteroit. Sa témérité naturelle lui fit naitre auffitöt le deffein de prendre la voix & la figure d'Omar, pour s'efforcer, par 1'influence de Ion confeil, de renverfer la balance.

Lorfqu'il fe crut für de fa transformation, il appela familièrement fon frère par fon nom & le fenfible Hamet, qui reconnut cette voix,' répondit dans un tranfport de joie «Sc d'étonne! ment : « Mon ami, mon père ! que tu viens «heureufement, dans cette épouvantabie fóli» tude, dans cette heure d'épreuve ! O toi » » précurfeur de ma liberté, de ma vie , que * ta vifite eft délicieufe pour mon ame ! Guide«moi ! Apprends-moi, quand je vais te tenir «dans mon fein, comment & dans quelle vue « tu es ici!

» Epargne-toi les queftions, répondit Almo« ran ; c'eft affez que j'aie pu pénétrer jufqu'a =» toi, «Sc qu'il me foit donné de te faire ou33 vrir les yeux fur le précipice, au bord du«quel je te vois ; c'eft affez pour moi, d'a33 voir entendu les fpécieux artifices , qu'ua 33 mauvais génie emploie pour ta perte.

«Eft-il donc certain, dit Hamet, que ce « génie foit du nombre des pervers ?

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