Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

Le titre complet du livre est Flowers of Epigram mest, out of sundrie the moste niiigular authours select cd, as treil ancient as late icriters; 1'autenr le dédia au chancelier de 1'université, lord Robert Dudley, comte de Leycester, ce qui, en même temps que la réimpression récente, lui donne un cachet particulier. Kendall y mit en outre une préface, qui se termine en apprenant au lecteur qu'il a composé eet ouvrage »cum (ei) vernarent dubia lanugine malae . Les Flowers, toujours accompagnées du nom de 1'auteur, n'en sont pas le seul contenu, Kendall y ayant joint des vers de sa fa^on, Trifles, dit-il, "devised and written (for the moste part) at sundrie tymes in his yong and tender age".

Or il se trouve que le couplet que j'ai cité plus haut fait partie de ces Tri fles. Si Kendall avait connu le De Medicis de Cordus, il me semble qu'il aurait placé ce couplet dans la première p;irtie de son livre et cité le nom de 1'auteur original, puisqu'il mentionne tous les écrivains dont il a admis des poésies dans son anthologie, et de plus il nomme quelques auteurs auxquels il a parfois eniprunté de ses Tri fles. Pourquoi donc ne pas mentionner Cordus, s'il la connu? Est-il impossible que tous deux aient suivi, sans se connaitre, un même fil de pensée, d'autant plus que tous deux avaient des dons analogues de poésie et affectionnaient également la forme épigrammatique V Goltzius, peut donc avoir connu Kendall, aussi bien que Cordus, et avoir trouvé chez eux la suggestion inspiratrice de son oeuvre.

Mais il y a encore une source a laquelle Goltzius peut avoir eniprunté son idée. En 1">56 il parut un portrait d'un chirurgien de Nuremberg »Jacob Baumann Wundarzt, Seines alters lm XXX \ I .Tar, « attribué ii Vergil Solis. ') Sur cette estampe excessivement rare, qui rappelle la manière de Lautensach, et qui se trouve dans le Cabinet d'Estampes de la Bibliothèque Nationale :i Paris et dans celui de Berlin, on lit au dessous les vers suivants:

Der artzt dem kranncken geordnet ist,

Der darff keins artzts dem nichts gebrist,

Ein artzt aber drei angesicht hat.

Engelisch: so er dem kranncken rhat.

So sich bessert des kranncken noth,

So sieht der artzt gleich wie ein Gott.

Wann nun der artzt umb lohn anspricht,

Hat er ein Teitfflisch angesicht.

i) Heller, Zusatze :u Ad. Bnrtseh's Le Peintre gravttr. Niirnberg 1851, p. 115, 110. Ilermanu Peters, Der Arzt und die Heilkunst in der deutschen Vergantjenheil. Leipzig 1'JOO, p. 73

Sluiten