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Camille, ou Lettres des deux filles de ce siecle.

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de ce fiecle. *jt c'eft vous qui avez foin de moi! Je vous rends juftice, votre ame eft vraiment noble. — Mon cher Charles , m'écriaije, nepenfons qu'a vous, que vous foyez guéri, que vous ne fouffriez point, que vous puifliez continuer votre route felo» vos deftrs, c'eft tout ce que je demande, & mon amitié, ma vie font k vous. — Vos fentiments, me dit-il, vos procédés me touchent jufqu'au fond de 1'ame; je n'ai pas connu le prix d'un ami comme

vous , & j'ai pu des fanglots lui

couperent la voix. Je Fembraffai, je lui fis mille proteftations d'amitié & de tendrefle. Je ne veux rien favoir, lui disje , j'ai été indifcret, je me confie dans votre filence même. — Vous ponrrif2. me croire plus coupable que je ne le fuis, me répondit-il; je vous dois 1'avew d'une folie, d'une légéreté que je ne me pardonne pas, qui, eependant ne pouvoit etre dangereufe pour perfonne, & que j'avois confiée au hafard des circonftances ; le plus petit obftacle pouvoit faire échouer le projet, comme en eftet il eft arrivé. — Je ne veux point, lui dis-je, que vous vous occupiez de cela dans ce moment, il faut du filence & de la trangtuUïïté. — C«ft un poids, me répondii-