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Le cabinet des fées, ou Collection choisie des contes des fées

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ii4 Le PRlNCE Courtebotte tonnes acquifes par des gens de fon efpèce, de la réputation qu'ils avoient obrenue par leur valeur & par leur bonne conduite. La tête rernplie de toutes ces idéés, le cceur natureüement haut & magnanime, & la taille des plus courres, il arriva un jour dans une grande ville vbifine du chateau de la fée, 1'ardeur de la chaffè 1'avoir emponé jufques-la. II étoit monté fut un jolt chcval Alezan, donfla fée lui avoit fait .préfent depuis peu. H étoit fimplement yêtu , & n'avoit point d'autres armes qu'un are , desftèches & un épieu ; mais toute cette parure, pf'un peu fauvage , avoit une grace merveilleixfe fur fa perfonne0 11 arriva, dis-je, au moment que tous les habitans de la ville couroient a la grande place pour entendre ce que des étrangers avoient a publier. Leur cortège , leurs habillemens & leurs équipages bifares §c Lnconnus dans le pays, attitoient fa curiofué. Tout le monde coutoit donc j car on a beau dire, on eft badaud en rout pays.

Courtebotte courut auffi , & fe trouva fort mès des étrangers. Ils firent ptécéder la leóture qu'ils vouloient fake par le bruit de plufieuts inftrumens de guerre. Quand les fanfares uitent finis, un vénérable vieillard a barbe retrouffée derrière les oreilles, lat a haute voix ce qui fuit:

Que toute la terre fache que quiconque pourra conauérir la montagne de glacé, pojfédera non-