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Supplement aux Œuvres.

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230 Les Cour essiobs.

inertie; c'eft ainfi que je cultivai, que je refferrai mes liaifons avec Diderot, avec l'abbé de Condillac, q\n j'en fis avec G.... une nouvelle, plus étroite encore, & qu'enfin je me trouvai par ce malh.ureuxdifcours, dont j'ai raeonté 1'hiftoire, rejeté fans y fonger dans la littérature dont je me eroyois forti pour toujours.

Mon début me mena par une route nouvelle dans un autre monde intellectuel, dont je ne pus fans enthoufiafme envifager la fimple & fiére économie. Bientót è force de m'en occuper, je ne vis plus qüerreur & folie dans la doctrine de nos fages, qu'oppreffion & mifère dans notre ordre focial. Dans 1'iilufion de mon fot orgueil, je me crus fait pour diffiper tous ces preftiges, & ju-, geant que pour me faire écouter, il fa,loit mettre ma conduite ri'accord avec mes principes, je pris 1'allure fingulière qu'on ne m'a pas permis de fuivre, dont mes prétendus amis ne m'ont pu pardonner 1'exemple, qui d'abord me rendit ridicule, & qui m'tiit enfin rendu refpeetable, s'il m'eut été poffible d'y perfévérer.

Jufques-la j'avois été bon : dès-lors je devins vertueux, ou du moins enivré d<; la vertu. Cette ivr*fie avoit commencé dans ma tête, mais elle a tttft paffé dans mon cceur. Le plus noble orguei* y germa fur les débris de la vanité déracinée. Je r,e jouai rien; je devins en effet tel quejeparus, & pendant quatre ans au moins que dura cette effervefcence dans toute la force, rien de grand